Un remède de grand-père

avril 12, 2020 11 Par dmontesinos

Mais, comment se fait-ce que personne n’y ait songé plus tôt, à ce remède de grand-père  décliné?

Incroyable !

Esprit confiné

Pourtant, depuis quelques jours, mon esprit est confiné à 100 % autour de mon sujet de prédilection, le bateau.

Le dinghy de la Lady est un modèle gonflable. Hélas ! Il fuit comme un continent.
Sans cesse il se dégonfle et c’est gonflant.
Je dois le gonfler souvent alors que lui, me gonfle tout le temps, et ce, depuis des mois…

Bref, j’ai en ce moment un chantier de conception d’annexe catamaran en contreplaqué qui me remplit bien le confinement, si vous voyez ce que je veux dire…

Ma quête

J’en suis à la fabrication d’une maquette en carton au 1/10 ème.

Cependant que mes doigts s’occupent activement à tracer, découper, coller, mon esprit, reste toujours prompt à vagabonder du côté du bar de l’escalier.

Et là, eurêka, me vient une idée d’un remède de grand-père , décliné certes, pour combattre la vilaine petite bête qui agace tout le monde en ce moment !

Une recette du bon vieux temps archiconnue, spécialement adaptée pour la circonstance : le grog arrangé !

Avertissement

Je vous la livre,
mais, attention :
je vous demande à tous, amis, lectrices assidues, lecteurs assoiffés, épicuriennes, épicuriens et pis l’curé, tous les soiffards du samedi soir, et ceux des autres jours : discrétion avant tout !
Il ne s’agirait surtout pas que notre recette ultra-confidentielle parvienne aux oreilles de ces sommités si promptes à combattre le bon sens de terrain au profit de solutions dispendieuses…
Ils en concevraient immanquablement haine et jalousie, au point, peut-être, de venir chercher des époux dans la tête pour les plus célibataires d’entre vous…

Mais, trèfle de plaisanterie, voici donc :

Le grog à ranger

La potion se compose, au commencement, comme un classique « ti’punch » : citron vert, sucre, rhum…
Jusque là, tout le monde suit.
À présent, il est temps d’amorcer le « petit plus » qui mènera au fameux grog thérapeutique que j’vous cause…
Abstenez vous d’attaquer immédiatement ce brave ti’punch avec modération.
A la place, finissez de remplir la tasse avec, tout simplement, de l’eau de vie ! Eh, oui, du « lambic », tout bêtement.
Choisissez, de préférence, un breuvage du type de ceux que certains druides de l’ouest du pays confectionnent en fin d’année. Histoire de terminer, en beauté, le cidre de l’année dernière… Pour pas gâcher, comme qui dirait.

Mais, ce n’est pas fini.

Versez maintenant l’élixir dans une cafetière et pensez à appuyer sur le bouton « on ».

Scrutez avec attention le moment où la température sera suffisante pour boire bien chaud, en restant, toutefois, en dessous du seuil de la douleur.

Et là, maintenant, ingurgitez d’un seul trait, sans réfléchir et sans respirer.

Posez la tasse vide et filez au lit direct : vous êtes, virtuellement guéris et immunisés…

Cependant ça ne se verra que le lendemain matin.

 

Et voilà !

Étant donné le caractère confidentiel de cette révélation, vous comprendre tous, chers amis, que je tiens à rester dans un anonymat de soldat inconnu.
Si j’ai tenu à vous faire profiter de ma découverte, c’est par pur altruisme.

Comprenez que j’ai à cœur, moi aussi, de participer, à mon modeste niveau, à l’effort collectif.
Cette tentative de mise au point d’un antidote efficace et pas cher, c’est pour à mon tour lutter…

Bien entendu, il serait sans doute mal venu de diffuser ce produit à grand renfort de campagnes publicitaires et autres déclarations fracassantes dans la presse.

Comment faire pour sauver les autres?

Aussi, j’ai bien peur que la seule solution envisageable, pour tenter de sauver l’humanité, ne soit le trafic de grog…