Le masque, la confiance et la plume.

juillet 16, 2020 3 Par dmontesinos

Le masque, la confiance et la plume

Lu sur internet :

« Vous ne savez pas mettre un masque tout seul sans qu’on vous y oblige ? 
« Si vous ne le faites pas pour vous, pensez aux autres ».

Les conseils insistants des partisans du port d’un masque deviennent de plus en plus lourds.
Cependant que l’état augmente sa pression.
Nous devinons tous l’issue.
 L’instauration de brigades amendières chargées de forcer les récalcitrants à se plier tout en renflouant les caisses.
Le masque, la confiance et la plume…
Je me garderais bien de conseiller qui que ce soit sur l’attitude qu’il doit adopter en la circonstance. Pour ma part, je me plie aux obligations légales quand ça s’avère nécessaire. et je fais confiance à ceux qui ont choisi de rester visibles…

Mémoire courte

Cependant, je ne peux m’empêcher d’observer que l’homo fançaisus a la mémoire un peu courte, lorsqu’il montre du doigt le sourire d’une voisine que nul chiffon ne soustrait à son regard. Il y a seulement quelques décennies, le citoyen modèle accomplissait sa bonne action en indiquant à qui de droit, de préférence par courrier anonyme, les coordonnées de son voisin de palier à étoile jaune…

Mais, qui sont-ils tous ces gens qui «savent », eux ?

Qui est mieux placé qu’un autre pour lui dire s’il doit porter un masque, une paire de gants, une ceinture de chasteté ou un porte-jarretelle ?

Un dessin humoristique circule sur les réseaux sociaux. On y voit un type démasqué distillant à tue-tête ses postillons pleins de virus, au grand dam d’un inconnu cagoulé maugréant en sourdine : « c’est les mecs comme toi qui déciment les gens comme moi ».
Foutaises ! Monstrueuse ineptie ! Il est évident que c’est même exactement l’inverse.
En effet, le type masqué ne risque rien, derrière son chador, alors que les autres voyous, agissant à visage découvert, se contaminent entre eux, réduisant ainsi, par leur mortalité, la masse des contrevenants, qui finira forcément par s’éteindre. CQFD.

Augmentation des contaminations

Encore lu sur internet ! Décidément… « Nouvelle augmentation importante des contaminations ». Voilà ce qu’on nous sert quotidiennement ! Alors ça, dans le genre « Je me fous du monde, mais ça plait comme ça… », difficile de faire mieux.

Revenons quelques semaines en arrière.

Nous n’avions pas les moyens nécessaires pour procéder à des détections massives. C’eût pourtant été d’un grand intérêt à ce moment-là. Car, au moins, on aurait pu se permettre de n’isoler que les sujets réellement concernés. Les médias communiquaient alors sur le nombre de victimes supposées du virus.
Puis, ce nombre étant devenu trop petit pour affliger les foules, on nous abreuve à présent des statistiques de « nouveaux cas détectés ». Ce qui revient à nous appliquer à l’envers la désespérante plaisanterie du « grand plein de fric d’en face » : « Limitons le nombre de tests, nous aurons ainsi des chiffres meilleurs… ».

Suggestions

Au milieu de ce concert assourdissant de voix qui s’élèvent pour dénoncer, baver, encore et encore sur les « pas obéissants », « pas disciplinés », « pas altruistes », « pas comme eux », permettez-moi d’avancer une petite suggestion.
Vu qu’en tant qu’êtres humains, nous sommes, par nature, doués de raison, de plus, riches comme des Européens, j’ai dans l’idée que notre premier devoir, c’est d’utiliser notre cerveau.
Nous avons la chance d’en être pourvus, alors utilisons-le, d’abord pour nous informer, puis pour réfléchir et, enfin, pour adopter, chacun avec sa conscience, l’attitude qui semble le mieux convenir à la situation que nous vivons.

Un chiffon sur le pif

Personnellement, je ne souhaite pas me résoudre à vivre avec un bout de chiffon sur le pif en permanence. Si la situation est devenue si grave que cette attitude est jugée insupportable, alors j’irais ailleurs. Chez des pauvres qui, n’ayant pas eu les moyens financiers de se payer une dette de confinement colossale, ont perdu six ou sept pour cent des leurs et vivent ensuite en paix avec ceux qui restent…

Je ne sors pas « patrac » et vous?

Ceci dit, lorsque je me sens « patrac », la tête lourde, la gorge en feu, le nez qui coule, transpirant comme un beignet de lambi et éternuant comme une soupape de compresseur, sans que personne ne me force à quoi que ce soit, je reste chez moi jusqu’à ce que ça passe…
« Ah, oui, mais tu peux très bien avoir attrapé le virus et ne pas le savoir… ».
Certes. Alors, je tente de me rassurer en me disant que 80% des gens que je croise possèdent les défenses immunitaires naturelles nécessaires à leur survie. Quant aux 20% restant, je les vois porter consciencieusement leurs masques, alors…
Dans ce contexte, il n’est pas impossible que la probabilité que je refile le virus à quelqu’un qui y succombe soit du même ordre de grandeur que celle que j’hérite de Bill Gates et que je décide de céder ma fortune à l’état français pour financer « l’après-covid »…

Les médias

Les médias nous bombardent quotidiennement de photos montrant des centaines, voire des milliers de personnes agglutinées les unes aux autres à la plage, dans un aéroport, au milieu d’une manif ou au feu d’artifice… Je l’observe partout, sans que ça me choque plus que ça. Aussi, dans un tel contexte, décréter que toute personne qui se balade sans masque est un danger pour les autres, relève de la plus hypocrite fumisterie.

Ceux qui constituent un réel danger, ce sont les gens qui ne réfléchissent à rien, préférant obéir bêtement et sans discernement à tout ce qui ressemble à un ordre.

Je terminerais en citant Jacques Brel : « ça me fait peur les gens prudents. Ils sont assis et ils se croient debout. »

Profitez bien de l’été, la « rentrée » risque d’être moins poilante.