Le site Domi auteur

janvier 25, 2020 7 Par dmontesinos

23 Janvier 2020
Bienvenue à bord

Nous voici au début d’une toute nouvelle aventure. Claire et Malou, mes assistantes chéries, se sont récemment associées pour jouer les mères Noël. Et, grâce à elles, je me trouve à présent en possession du site Domi auteur, que j’ai la charge d’alimenter.

Et voilà, c’est maintenant, ici, devant le port de Jolly Harbour, sur l’île d’Antigua. La vie y est douce et tranquille, loin des revendicateurs syndicalisés gaulois. Les autochtones sont aimables, enjoués et bosseurs. Formidable !

Depuis quelques jours, j’ai réactivé mon « éternelle » liste de travaux à faire. Tout s’y prêtait. Je l’avais délaissée depuis pas mal de temps. Et donc, mon attirance naturelle à l’amélioration des bateaux, surtout ceux qui nous hébergent, a fini par reprendre le dessus. Alors, les outils ont rejailli des équipets dans lesquels ils se laissaient paresseusement dissoudre par l’ennui et la corrosion.

Je dois vous avouer

cependant, que ce penchant besogneux me vaut autant d’efforts qu’il me donne de satisfactions. Je veux dire qu’en face de chaque coup de pied au cul virtuel que je dois m’auto-infliger pour me remettre au boulot surgit bientôt l’agrément d’un résultat tangible et durable. Du moins l’espère-je en le faisant.

Tout serait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes maritimes si l’érosion des ans n’avait fait montre d’un entêtement à rendre jalouse la moitié de la population bretonne. Tout ça afin d’émousser sévèrement mes capacités manuelles.
Et encore, je ne vous parle pas du côté intellectuel afin de ne pas heurter les âmes sensibles…

Bref, par les temps qui courent, volent, nagent, beaucoup de bottage de fesses pour des résultats mitigés. Et ça complique tout.
Je glisse inexorablement vers plus de lecture, plus d’écriture, plus de glandouillages variés (parfois à base de réseaux sociaux) et moins de travaux pratiques au service de la vie et du confort à bord.
Et donc, voici, à présent, le site Domi auteur

Pour créer son propre bonheur en bateau, il faut s’en donner les moyens.

Alors, du coup, je tente de compenser le déficit d’activités artisanales en abreuvant mes lectrices chéries et mes lecteurs bienveillants de divers conseils et informations sur la vie en bateau et ses innombrables agréments. Des récits de voyage passionnants (merci à ceux qui laissent des commentaires). Et d’autres comptes-rendus d’expériences maritimes et de rencontres formidables.

Curieusement, et contrairement à d’autres auteurs, je n’éprouve pas un besoin impérieux d’écrire.
Pour tout vous dire, mes envies de naviguer, de boire l’apéro ou d’accompagner ma doudou vers les hauteurs du septième ciel sont incomparablement plus développées.
Ce sont les lectrices et lecteurs qui me motivent à m’exprimer par écrit. Si je n’avais pas de public ou ne recevais que des critiques négatives, je m’abstiendrais sans peine de noircir des pages, ou de renseigner le site Domi auteur.
Il est même probable que ma seule consommation de papier se limiterait alors à quelques feuilles matinales consécutives à ma quotidienne séance de décoration de la porcelaine…

Mais, où m’égare-je encore ?


Revenons à notre sujet, cette nouveauté, le site Domi auteur
Attention, ne vous attendez pas à des chroniques régulières, un peu comme lorsque nous étions en voyage lointain, autour du monde. Non ? C’était le bon temps, ça.

Là, maintenant tout de suite, nous nous trouvons en situation de non-voyage en mer des Caraïbes. Quelque chose entre la sédentarité dont je m’accommode avec tant de difficultés et l’aventure lointaine qui ne m’est plus, hélas, accessible, pour le moment.
Pour autant, nous avons quelques projets de croisières regorgeant d’intérêt.
Lesquels ?
Hop, hop, hop, vous rigolez. Je ne vais pas vous le dire. Vous seriez capables de me bouder, en attendant la suite. Pas de ça Lisette .

Dans l’immédiat, nos ambitions voyageuses, destinées à bien vivre la retraite sur un bateau, se limitent, pour les prochaines semaines, aux îles d’Antigua et Barbuda. On y parle anglais ce qui est une bonne chose, car ça ne nous fera pas de mal de nous améliorer un peu sur ce plan.

Antigua et Barbuda

Ces terres sont relativement basses ce qui leur confère un climat plutôt sec, sauf quand il pleut… Mais ça, c’est la vie. Antigua peut s’enorgueillir d’avoir les côtes parsemées de plages de sable blond, ce qui est très bon pour le tourisme. En fait, la principale ressource de ce petit état indépendant est constituée par l’afflux de personnes qui viennent y dépenser leurs deniers en excursions et villégiatures diverses.

English Harbour, ancien repaire de l’amiral Nelson situé dans le Sud, était, à l’origine, un abri naturel déjà efficace en l’état. Les différents colons anglais qui s’y sont succédé avaient érigé au XVIIIe siècle de nombreux forts et autres constructions guerrières qui en faisaient alors une place forte redoutable. Solidement installé au milieu de ces belles pierres et protégé par une artillerie pléthorique, Horatio Nelson régnait en maître sur toute la zone maritime antillaise.

Rénovées dans les années 1950, toutes ces vieilleries possèdent, à présent, un indéniable charme tout ce qu’il y a de plus « british », pour le plus grand bonheur des équipages des bateaux de passage. Les plus élégants et fastueux voiliers du monde se réunissent dans ces eaux chaque année pour des régates et exhibitions qui constituent un réel enchantement pour les amateurs.

Jolly Harbour,

où nous vieillissons peinards en ce moment, est une immense marina très différente de tout ça.

Cette manière de cité lacustre, construite, elle aussi, dans un abri d’origine naturelle, recèle quantité de villas. Certaines sont fort cossues et systématiquement assorties d’un wharf privé. Comprenez que la plupart des petits veinards qui ont pu s’y offrir un « pied-à-terre » savent d’emblée où garer leur canote ! C’est pas beau, ça ?

Et l’ambiance ici est autrement plus joviale que dans certaines îles françaises envahies par des gens si riches qu’ils en sont devenus dédaigneux et hautains, ce qui est simplement détestable, à mon goût.

L’entrée de Jolly Harbour forme comme une sorte de chicane. Elle jouxte une ravissante colline verdoyante côté mer et une délicieuse plage bordée de villas somptueuses, en face.

C’est là que la Lady a posé son ancre pour quelques semaines de quiétude. Nos journées sont rythmées par les ballades en kayak et un peu de natation dans l’eau à 27 °C. Quelques bricoles maintiennent la belle au plus haut standing. Une virée à terre permet de dégourdir les jambes, rencontrer des gens et acheter du pain. On trouve même des croissants comestibles.

English Harbour », rhum vieux

Le truc super, c’est que le rhum vieux local, dénommé English Harbour (original, non ?), est délicieux et pas cher. Par contre, le truc merdique, c’est que les liaisons internet sont laborieuses et bien dispendieuses. Pour actualiser le site, c’est moyen.

Qu’importe, dans quelques jours, lorsque l’envie s’en fera sentir, les outils retourneront dans leurs placards respectifs.
Alors, le ronronnement régulier des Cummins remplacera les stridulations de la disqueuse Makita. La Lady reprendra avec zèle le chemin de la mer afin de mener son équipage vers de nouvelles escales. A la rencontre de gens extraordinairement « comme tout le monde », c’est ça la magie du voyage.

PS Si vous désirez être tenu informé de la parution d’un nouvel article dans le site Domi auteur, merci de communiquer votre adresse e-mail à:

dominiquemontesinos@gmail.com

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